Elle

Les mots s'évaporent
Dans ces transports,
Dans sa peau, dans ses pores,
Son évanescence me mord.

Les mots s'évanouissent
Dans son délice,
Ils sont si factices
Que c'en devient un supplice.

Elle se lève vers la ville,
Et d'un coup de cil
Me rend des plus dociles,
J'attendrai pour lorgner sa bile.

Elle défonce mes sens
Et me dépose sa transparence.


Benjamin MYARA.

# Posté le mercredi 22 juillet 2009 15:01

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 06:59

L'Autre

À Eugène,

L'ineffable berce mes instants d'existence,
Une existence sans sens lorsque l'on me pense.
Je dérobe à la présence son évidence
Et je cesse là ou ses délices commencent.

L'inspiration vive se meurtri sur mon sein,
Les mots se meuvent sans entrain, meurt l'écrivain !
Je confère à la fois à l'infini son souffle,
Mais ne suis peint que par le pinceau qui s'essouffle.

Éternité, je suis la vierge éthérée,
Ô Ciel, délivre-moi de cette chasteté,
Vole, vole moi cette cosmique vanité

Et encense-moi de tes sublimes baisers.
Trempe ta lèvre dans le Léthé insipide,
Et fais-moi donc oublier que je suis le vide.


Benjamin MYARA.
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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 11:31

Le Rameau consumé

Fol cor retentissant de sang,
Tu envoies mes dociles amants,
Se battre pour le plus vain vin,
La vanité du sein divin.

Le Dieu se rit du fantassin,
Qui préfère à l'humain le saint,
Le comique d'un art assassin,
Les traits d'un monde sans lendemain.

L
a pluie tombe sur un espoir,
Qu
i naît, mais n'est plus que déboire,
L'
Histoire sable cet espoir,
A jamais dans les limbes d'un soir.

L
a paix tombe sous la colombe,
Q
ui s'en va charmer une tombe.


Benjamin MYARA.

# Posté le samedi 31 janvier 2009 23:46

Hadès

Lemon, de mon âme s'empare,
La souille, la viole et s'en pare.
I
l sertit son néant de ma dorure,
A jamais se consumera ma brulure.

A
vif meurtri, mon regard vitreux,
Contemple l'achèvement de son immondeu,
A
veu chaste de bien et de mal corrompu :
pouiller mon tombeau, les restes de ce que je fus.

A terre s'agenouille mon agonie,
R
espire la poussière de l'humiliation démunie.
U
n dernier souffle d'espoir s'affame,

Au-dessus de ce qui naguère fut mon âme,
P
énètre les limbes avec une sourde envie,
D
e venger Dieu de cette infamie.


Benjamin MYARA.
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# Posté le mercredi 22 octobre 2008 16:16

La Femme

La Femme

# Posté le lundi 19 mai 2008 12:52